En dehors du travail
Je prépare un Ironman, et j'y retrouve l'atelier
Un Ironman, c'est un triathlon XXL : 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,2 km de course à pied, enchaînés le même jour. Pour aller au bout, il faut une vision à long terme et de la discipline : je m'entraîne par petites séances fréquentes, y compris les jours où je n'en ai pas envie.
Une date de mise à l'eau se tient de la même façon. Au rituel du matin, devant le tableau, le chef d'équipe voit qui est là et quelles pièces manquent. Il règle les manquants avant qu'un poste ne s'arrête. Le rituel est court, et c'est la première chose qu'on est tenté de sauter quand on est en retard.
En course, il arrive toujours un moment où ça coince. Je tiens avec ce que j'ai préparé avant. À l'atelier, ça coince certains matins : l'homme-clé est absent, le planning saute. La cadence ne tombe pas si le standard est écrit et si le rituel tourne depuis des semaines. Ce rituel, je l'installe avec vos encadrants, au poste, jusqu'à ce qu'ils l'animent sans moi.